Le pied peut se décomposer en trois parties : la couronne, le sabot, et la surface solaire.

  • la couronne est la zone intermédiaire entre le paturon et le sabot
  • le sabot contient et protège les parties sensibles qui terminent les membres
  • la surface solaire qui est en contact avec le sol.

Si la structure des pieds antérieurs et postérieurs est identique, en revanche, les sabots des antérieurs sont plus bas et évasés que les sabots postérieurs. Leur paroi est moins verticale, leur ligne de pince est plus inclinée sur l'horizontale. Le contour de la face solaire, presque circulaire sur les membres thoraciques, est ogival sur les membres pelviens. La sole présente une concavité plus marquée sur le postérieur.

Le cheval utilisé comme animal de trait ou de selle peut subir, si l'effort demandé est plus important que dans les conditions naturelles (plus de 30 km/jour), une usure prématurée du sabot. L'invention du fer à cheval a permis de ralentir cette usure. De même, les moyens mécaniques mis en œuvre par le parage permettent de compenser un manque d'usure. L'entretien et le parage du pied du cheval domestique par un professionnel est donc presque systématique.

Le rythme habituel de renouvellement des fers est de six semaines environ, pas toujours en fonction de leur usure, la pousse de la corne entrant aussi en ligne de compte. Le parage des chevaux « pieds-nus » doit être effectué toutes les quatre à cinq semaines, la pousse étant plus rapide que l'usure.

L'hygiène du pied est fondamentale, tout homme de cheval vérifiant l'état du pied et le curant avant et après chaque séance de travail. L'entretien de la litière joue également un rôle important, en évitant une macération et une attaque de la sole et de la fourchette par l'ammoniac résultant de la fermentation prolongée de la litière. Les massages de la couronne stimulent la pousse du sabot.

Les douches sont bénéfiques pour les membres et les tendons, tant par leur effet mécanique de massage que par leur effet thermique, provoquant une vasoconstriction. Il est souvent préférable de graisser le sabot après la douche, notamment par temps sec. Par temps humide, l'ordre inverse est préconisé.

Afin d'éviter les crevasses, il est nécessaire, surtout par temps froid, de bien sécher les plis de flexion.

De nombreuses huiles, graisses et onguents sont utilisés. Les huiles s'appliquent au tampon et évitent le dessèchement du pied, tout en lui gardant une bonne élasticité. Elles sont préconisées chez les chevaux aux sabots fragiles qui supportent mal la ferrure. L'huile de laurier a un effet assouplissant et stimulant sur la pousse de la corne. Les graisses existent en de nombreuses variétés, minérales, végétales et animales, il est recommandé de les appliquer pures et d'éviter les mélanges avec le goudron de Norvège.

Les onguents blonds ont un effet hydratant : ils assouplissent la couche superficielle de la paroi, la rendent moins perméable et ralentissent ainsi l'évaporation du sabot. D'autres encore, comme les onguents noirs, ont un effet astringent et désinfectant. Les goudrons végétaux ont un effet désinfectant et protecteur de la sole, ils sont souvent utilisés appliqués en pansement et en prévention du pourrissement de la sole du pied. Le rythme d'application préconisé est d'une à deux fois par semaine en fonction de l'état de la corne.

L'exercice régulier sur tout terrain "pieds nus" durcit la corne et favorise la bonne évolution du pied. L'alimentation équilibrée apporte normalement des quantités suffisantes de vitamines du groupe B, notamment de biotine et d'oligoéléments (zinc), pour assurer la santé du pied. Des suppléments alimentaires peuvent parfois être utilisés dans les cas de carence avérée.

Le port de protections du pied, ou « cloches », permet d'éviter les blessures des glomes lorsque l'équidé est ferré.
Pathologies du pied

La moindre affection atteignant le pied peut mettre en péril l'avenir du cheval. Le pied constitue la principale zone de pathologie du cheval de sport, avec 80 % des lésions qui se trouvent au niveau des antérieurs. En fonction des disciplines, les pathologies sont différentes. En CSO, les problèmes rencontrées sont de type podotrocléaire alors qu'en dressage se produisent des pathologies de type tendineux ou ligamentaires au niveau des jarrets et boulets.

Affections ostéo-articulaires

Les atteintes sont des lésions traumatiques liées au choc des membres du cheval entre eux lors des mouvements. L'utilisation de guêtres et de protège-boulets est un bon moyen de prévention.
Les entorses sont des déchirures ligamentaires. Au niveau du pied, l'entorse du boulet est la plus fréquente, siégeant au niveau du ligament suspenseur.
Les fractures des os du pied sont des affections graves, mettant en jeu le pronostic fonctionnel du cheval et parfois nécessitant son euthanasie.